Face à la recrudescence des morsures de chiens signalées dans plusieurs localités de l’Atlantique, le préfet Raphaël Akotegnon a renforcé les mesures de prévention contre la rage. Une campagne de vaccination à coût réduit est en cours, tandis que les propriétaires d’animaux sont appelés à respecter strictement les règles de sécurité.
Les autorités du département de l’Atlantique veulent éviter une propagation de la rage. Dans un communiqué radiodiffusé et télévisé en date du 14 juillet 2026, le préfet Raphaël Akotegnon a annoncé une série de mesures après le signalement de plusieurs cas de morsures de chiens ces dernières semaines dans différentes localités. L’autorité préfectorale rappelle que « ces morsures peuvent transmettre la rage, une maladie grave et mortelle si elle n’est pas prise en charge rapidement ».
Elle invite ainsi les populations à adopter les bons réflexes en cas de morsure, de griffure ou de léchage d’une plaie par un chien, un chat, un singe ou tout autre animal suspect. Le préfet recommande de laver immédiatement la plaie à l’eau et au savon pendant au moins quinze minutes, sans appliquer de produit, puis de se rendre rapidement dans le centre de santé le plus proche. Les victimes sont également invitées à signaler l’incident aux services vétérinaires ou aux autorités locales.
Pour renforcer la prévention, une campagne exceptionnelle de vaccination des chiens, chats et singes est organisée du 10 au 24 juillet 2026 dans les communes de Zè et d’Allada. La vaccination est proposée à un tarif subventionné de 200 FCFA par animal, contre 5 000 FCFA habituellement. Le préfet appelle les propriétaires à faire vacciner leurs animaux, à empêcher leur divagation et à les maintenir sous contrôle. Il rappelle en outre que « la circulation des chiens, chats et singes est strictement interdite sur les voies et espaces publics », sauf s’ils sont muselés, tenus en laisse et accompagnés d’un gardien disposant d’un carnet de vaccination à jour.
Enfin, le communiqué met en garde contre les sanctions prévues par la réglementation. En cas de confirmation de la rage, « tout animal atteint de cette maladie (…) fera l’objet d’un abattage ». Les animaux errants ne respectant pas les dispositions en vigueur pourront également être abattus par les services compétents, conformément au règlement zoosanitaire en vigueur au Bénin.











