Royaume-Uni : sous pression, le Premier ministre Keir Starmer annonce sa démission

Confronté à une contestation au sein du Parti travailliste après une série de revers électoraux, le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé, lundi 22 juin, sa démission de la tête du gouvernement et du Labour. Il restera toutefois en fonction jusqu’à la désignation de son successeur. Le Royaume-Uni s’apprête à tourner une nouvelle page…

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Royaume-Uni : sous pression, le Premier ministre Keir Starmer annonce sa démission

Confronté à une contestation au sein du Parti travailliste après une série de revers électoraux, le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé, lundi 22 juin, sa démission de la tête du gouvernement et du Labour. Il restera toutefois en fonction jusqu’à la désignation de son successeur.

Le Royaume-Uni s’apprête à tourner une nouvelle page politique. Le Premier ministre Keir Starmer a annoncé, ce lundi 22 juin, sa décision de quitter ses fonctions, moins de deux ans après son arrivée au pouvoir à la suite de la victoire historique du Parti travailliste aux élections générales de juillet 2024.

S’exprimant depuis le 10 Downing Street, à Londres, le dirigeant travailliste a justifié son choix par sa volonté de servir avant tout les intérêts du pays. Très ému lors de son allocution, il a déclaré que toutes les décisions prises au cours de son mandat avaient été guidées par cet objectif, avant d’annoncer qu’il renonçait à la direction du Labour. Il a précisé qu’il resterait Premier ministre jusqu’à l’élection de son successeur afin d’assurer une transition ordonnée.

Cette démission intervient après plusieurs semaines de fortes turbulences politiques. Affaibli par la lourde défaite du Parti travailliste lors des élections locales du 7 mai et confronté à une baisse de popularité, Keir Starmer faisait face à une fronde de plus en plus ouverte au sein de sa majorité. La victoire d’Andy Burnham à l’élection législative partielle organisée dans la circonscription de Makerfield a accéléré les appels au changement de leadership.

Longtemps maire du Grand Manchester, Andy Burnham est désormais considéré comme le principal prétendant à la succession de Keir Starmer. Son retour au Parlement, facilité par sa victoire lors de cette élection partielle, lui ouvre la voie à une candidature à la tête du Parti travailliste. Selon le calendrier évoqué par le Labour, un nouveau dirigeant pourrait être désigné au cours de l’été, à l’issue d’une élection interne si plusieurs candidats se déclarent.

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