Au Bénin, le coup d’Etat déjoué du dimanche 7 décembre 2025 continue de générer des conséquences fâcheuses au sein des Forces armées béninoises (FAB). Et pour cause !
La preuve en est qu’un lieutenant-colonel des (FAB), a été placé sous mandat de dépôt, le 3 juin dernier, par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
Présenté le même jour, devant le parquet spécial de la CRIET, le militaire n’est plus rentré chez lui. Il est désormais poursuivi pour apologie de crimes contre la sûreté de l’État.
Le lieutenant-colonel poursuivi à compter de ce 4 juin 2026, aurait publié un commentaire dans un groupe WhatsApp en réaction à l’une de ces publications il a été interpellé par le justice.
En attendant l’ouverture en bonne et due forme de son procès, ledit message dont la conséquence l’emmène en prison provisoirement, est selon les autorités judiciaires, considéré comme une apologie de coup d’Etat. L’officier demeure en fonction au sein des Forces armées béninoises au moment de la procédure judiciaire.
Au Bénin, alors que l’ancien président Patrice Talon était encore en pouvoir, un groupe de mutins dirigés par le lieutenant-colonel Pascal Tigri, a tenté en vain de renverser le régime de Cotonou par la force pour prendre le pourvoir. C’est ainsi qu’ils avaient sous les ordres de ce lieutenant-colonel, envahi la télévision nationale et ont tenté de diffuser un message pour confirmer leur forfait.
Certains symboles de la République avaient été attaqués. Mais par la suite, ils ont été mis en déroute par les forces loyalistes avec bien sûr l’aide de l’armée du Nigeria.
Après le rétablissement de l’ordre constitutionnel, la justice est entrée en action. Des civils et personnalités politiques tels que l’ancien ministre de la défense Candide Azannaï ont été interpellés. Pendant que l’ancien allié du régime (NDLR Candide Azannaï) attend d’être jugé, le député de l’opposition Soumaïla Sounon Boké du parti Les Démocrates, lui par contre a été condamné à cinq ans de prison ferme et 10 millions de FCFA d’amende. Le jour de putsch, l’ancien élu du peuple a juste écrit dans un groupe WhatsApp « c’est jour de fête ». Il faut dire qu’il y a plus de quarante officiers des FAB en prison à l’issue de l’affaire de putsch manqué.
Et que des militaires dont le cerveau, selon les autorités judiciaires, le lieutenant-colonel Pascal Tigri, sont recherchés. Au même titre que des civils dont Kèmi Séba, interpellé en Afrique du Sud et Sabi Sira Korogoné, après le mandat d’arrêt international du juge de la CRIET.















