Au Mozambique ce samedi 6 juin au petit matin, Mgr Osório Citora Afonso, l’évêque du diocèse de Quelimane, a été retrouvé mort, à son domicile épiscopal de Quelimane. Selon les informations il a été tué par balles.
Citora Afonso a été assassiné à son domicile. Atteint par balle à la poitrine, ce membre de l’Institut missionnaire Consolata, était secrétaire de la Conférence épiscopale du Mozambique.
En effet, l’évêque de Quelimane a été nommé administrateur apostolique intérimaire de l’archidiocèse de Beira depuis août 2025 par le pape Léon XIV.
A l’aide d’une arme de type AKM, il a été tué par des hommes non identifiés. Selon les déclarations du porte-parole du Service national d’enquêtes criminelles (SERNIC), Maximino Amílcar, une enquête a été ouverte après son assassinat.
« Nous avons été informés du crime tôt ce matin : un corps sans vie avait été retrouvé sur les lieux. La balle a touché la poitrine, probablement le cœur. C’est ce que nous avons pu établir lors des premières constatations sur place », a indiqué Maximino Amílcar.
Pour accéder à la résidence de la victime et commettre leur forfait, les individus ont escaladé le mur, selon le SERNIC. « Ils ont vandalisé la clôture électrique. Étrangement, nous ignorons si elle fonctionnait, mais nous savons qu’elle était hors service depuis deux mois. Cela leur a facilité l’accès, ce qui laisse supposer qu’ils étaient déjà au courant de la panne de la clôture électrique depuis deux mois. Ils ont ainsi pu escalader le mur, vandaliser la clôture et pénétrer dans la propriété par ce passage », a expliqué le porte-parole du SERNIC.
Des réactions de personnalité à savoir le président mozambicain Daniel Chapo n’ont pas tardé à se faire entendre. Dans un communiqué, le président mozambicain Daniel Chapo a exprimé sa « profonde tristesse et son désarroi » face au décès de Mgr Osório Citora Afonso, le qualifiant de « perte irréparable pour la société mozambicaine en général, et pour la communauté chrétienne en particulier ».
Pour le chef de file de l’opposition, Venâncio Mondlane, qui a également déploré la disparition de l’évêque de Quelimane, il s’agit d’une « perte tragique d’une voix aussi importante pour l’Église catholique et pour la société mozambicaine constitue un coup dur porté aux valeurs de paix, de réconciliation et de dialogue dans notre pays ».
Il faut rappeler que Quelimane, situé ans le centre du Mozambique, est à quelque 1 500 kilomètres de la capitale Maputo. Il est vrai que le pays est secoué par le jihadisme mais cette localité est éloigné de la partie où les attaques répétées des jihadistes sont récurrentes.















