Les États-Unis s’apprêtent à réduire de plus de moitié le nombre d’ambassades chargées du traitement des visas en Afrique. L’information a été annoncée lundi par plusieurs sources citées par l’Associated Press.
Mauvaise nouvelle pour les africains demandeurs de visas américains. Le Département d’État américain va réduire de 50 à 20 le nombre d’ambassades et consulats en Afrique habilités à traiter les demandes de visa pour les ressortissants étrangers. La mesure annoncée par trois responsables américains et fondée sur une note interne du secrétaire d’État Marco Rubio, pourrait entrer en vigueur dans les prochaines semaines.
Ainsi, les 20 sites conservant la pleine capacité de traitement des visas sont les suivants : Abidjan (Côte d’Ivoire), Accra (Ghana), Addis-Abeba (Éthiopie), Le Cap et Johannesburg (Afrique du Sud), Dakar (Sénégal), Dar es Salam (Tanzanie), Djibouti (Djibouti), Kampala (Ouganda), Kigali (Rwanda), Kinshasa (RD Congo), Lagos (Nigeria), Lomé (Togo), Luanda (Angola), Malabo (Guinée équatoriale), Monrovia (Liberia), Nairobi (Kenya), Port-Louis (Maurice), Praia (Cap-Vert) et Yaoundé (Cameroun). Les sections consulaires des pays non retenus se verront restreindre leurs activités aux services destinés aux citoyens américains et aux affaires urgentes.
Lourdes conséquences
Cette décision de l’administration Trump visant à réduire drastiquement le nombre d’ambassades traitant les visas en Afrique ne sera pas sans conséquence pour les ressortissants des pays écartés. La mesure crée, en effet, une contrainte géographique et financière directe pour les ressortissants des pays concernés.
Dans la mesure où , désormais, un demandeur de visa béninois devra se déplacer à Lomé au Togo, à Accra au Ghana ou à Lagos au Nigeria pour déposer sa demande. Les frais de transport, d’hébergement et d’attente s’ajouteront aux frais de visa déjà élevés. Pour des pays plus enclavés, comme le Mali, le Niger ou le Tchad, dont aucune capitale n’est incluse dans les hubs, la contrainte est proportionnellement plus lourde.
Depuis une décennie, le président américain Donald Trump a placé le durcissement des politiques d’immigration et de contrôle des frontières au cœur de son programme politique. Au cours d’une récente prise de parole, Trump aurait qualifié certains pays d’Afrique et Haïti de « pays de merde ».















