Le nouveau président du Bénin, Romuald Wadagni, a publié la liste des membres de son 1er gouvernement le dimanche 24 mai 2026. Entre autres remarques, l’absence totale et criarde des leaders de l’opposition en dépit des nombreux ralliements de dernière minute.
Eric Houndété sous le sceau du fameux « Pacte Républicain » ; Expérience Tèbè et le parti Mouvement Populaire de Libération (MPL) ; Apollinaire Avognon de Nouvelle Force Nationale (NFN), Vissétogbé Guédou de la Grande Solidarité Républicaine (GSR) et la Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE) sont, entre autres, les grands absents du 1er gouvernement de Wadagni. À l’analyse de la situation, beaucoup pensaient à un gouvernement d’union nationale au regard des déboires subis par l’opposition sous le régime défunt. En clair, il se murmurait que l’actuel locataire de la Marina signerait un nouveau pacte avec le peuple à travers les opposants qui n’ont presque pas eu voix au chapitre depuis 2016. Une question : qu’a fait le nouveau régime des nombreux ralliements lors de la présidentielle du 12 avril 2026 ? Une question sur toutes les lèvres au regard du redéploiement des leaders cités plus haut et, qui ont rejoint les rangs tels des ouvriers de la 25è heure.
Il coule de source si l’on tient compte de l’architecture du 1er gouvernement de Wadagni, que les critères sous-tendant les choix des ministres ont peu ou prou handicapé le positionnement des leaders de l’opposition. Sur 24 portefeuilles ministériels, non seulement sept visages de l’ancien système ont été reconduits, mais aussi qu’une dizaine de ministres environ nommés proviennent de la diaspora. En d’autres termes, le nouveau locataire de la Marina a voulu marcher sur les traces de son prédécesseur en privilégiant la continuité et, mieux encore le volet « technocrate ». Qu’à cela ne tienne !
Chabi Yayi, fils de l’ancien président de la République, désormais démissionnaire du parti « Les Démocrates », Guy Mitokpè, ancien secrétaire national à la communication de LD, pouvaient rêver de faire partie de l’équipe gouvernementale. Hélas, ils ont raté le coche comme la FCBE qui devient dès le dimanche 24 mai dernier, date de prestation de serment du nouveau président, le nouvel allié du régime. Or, continuité oblige, on prendra les mêmes, sauf changement de stratégie, pour la formation ds cabinets ministériels. Même dans les départements, on sent de la part des préfets cette volonté de s’accrocher tel un gecko au navire. L’un dans l’autre, les ‘’régimistes’’ diront qu’on ne change pas une équipe qui gagne. Ceci étant, l’opposition s’est peut-être fait hara-kiri.















