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Talon : ses nouvelles promesses et les assises nationales réclamées par l'opposition

L’investigateur 16/04/2021 à 13:26

Le président Patrice Talon nouvellement réélu, a réagi juste après la proclamation des résultats, par la Cour Constitutionnelle ce jeudi 15 avril. A l’occasion, il a pris des engagements vis-à-vis du peuple. Mais au-delà de ses promesses, il y a lieu de se demander si l’horion s’éclaircir désormais pour le peuple d’une part, et pour des opposants béninois en exil et qui souhaitent regagner leurs pénates d’autre part.

Loin des attaques sur son bilan en 05 ans, les opposants au régime actuel n’ont de cesse de proclamer la « Restauration de la Démocratie ». Selon leur déclaration, la démocratie béninoise aurait pris un coup. Mais à la faveur de ses premiers propos, après les résultats de la présidentielle du 11 avril par la Cour constitutionnelle, Patrice Talon semble-t-il, a pris de nouveaux engagements. Prenant le pari de « conduire autrement le Bénin », le chef de l’Etat somme toute, donne l’espoir que demain sera meilleur pour son peuple. Cela dit, les ras-le-bol et les plaintes qui ont couvert sa gestion cinq ans durant de la part de ses compatriotes doivent en principe laisser place à des scènes de joie. Mais au-delà du mieux-être auquel les Béninois aspirent, il est souhaitable par ailleurs que le président de la République tende la perche aux opposants. Ceux qui sont en exil à la fois et ceux qui viennent d’être arrêtés au lendemain des manifestations du mardi 06 avril. Certes au sein de l’armée, on continue de penser les plaies pour avoir défendu contre des manifestations, mais il va de soi que pour une paix durable et un Bénin prospère dont le développement incombe à tous ces fils, le président de la République opte pour la politique « de la carotte », après avoir utilisé le bâton pendant son premier mandat.

Quid de l’appel au dialogue

Le Bénin a vécu un contexte politique marqué par la tension et des manifestations sur fond de vandalisme. Pour une classe tiraillée qui se regarde en chiens de faïence, personne ne veut endosser la responsabilité. Certes les opposants accusent le régime d’avoir géré la situation déjà tendue à sa guise et le Bénin déjà au bord de l’implosion, dans le décor. Mais en face, le pouvoir évoque la radicalisation de l’opposition qui a opté pour la politique de la terre brûlée. Dans un tel schéma, la troisième c’est-à-dire les religieux constituait la planche de salut pour une issue favorable. Seulement le constat fait est que ces derniers n’ont pas su ménager la chèvre et le chou. Cela s’est expliqué par des interventions à travers lesquelles des hommes de Dieu, toute religion confondue, ont pris position. A tout ceci, s’ajoute les appels au soulèvement des exilés. L’un dans l’autre le cocktail explosif était apprêté et il fallait une buchette pour mettre le feu aux poudres. Dès lors tout s’est passé cahin-caha et les élections conjuguées au passé, il urge que le premier citoyen se mettent au-dessus de la mêlée et agisse de sorte à faire descendre dans le thermomètre, le mercure.
Ceci pourrait contribuer à décrisper la tension et au besoin, concourir au développement auquel tout le monde aspire.




 
 

 
 
 

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