Talon : l'ancien ministre Candide Azannaï réagit à sa rencontre au palais avec la jeunesse

Politique

L’ancien ministre délégué auprès du président de la République, chargé de la Défense nationale, Candide Azannaï, a réagi à la rencontre que le Chef de l’État, Patrice Talon, a eue avec les jeunes de toutes obédiences politiques, ce lundi au palais de la Marina.

« Quiconque a combattu l’expression "après nous, c’est nous" sous Boni Yayi doit aussi combattre, sous Talon, l’expression "je serai actif pour le choix de mon remplaçant en 2026" », a écrit l’ancien ministre sur son compte.

Entré en rébellion avec le régime dont il a contribué à l’avènement, l’ancien ministre Candide Azannaï est devenu réfractaire vis-à-vis de tout ce qui vient, en bien ou en mal, du régime de la Rupture.

En effet, en 2016, en fin de mandat, l’ancien président Boni Yayi et ses thuriféraires avaient eu pour slogan : « après nous, c’est nous ». Une façon de convaincre les électeurs d’adhérer au choix opéré à l’époque par l’ancien patron de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), Boni Yayi.

Mais, au terme du scrutin, l’ancien Premier ministre Lionel Zinsou, choix de Boni Yayi, avait été battu à plate couture dans les urnes par l’actuel Chef de l’État, Patrice Talon, candidat à l’époque.

À cette bérézina subie par le régime défunt en 2016, Candide Azannaï, cheville ouvrière de la galaxie Talon à l’époque, a contribué. En désaccord avec ses amis d’hier, désormais adversaires, il pense peut-être à tort ou à raison que les mêmes recettes qui avaient servi à phagocyter le candidat de Boni Yayi en 2016 doivent servir autant à empêcher le président Talon, qui avoue qu’il sera actif dans le choix de son remplaçant, de concrétiser son plus cher rêve.

Il faut dire que, lors de sa rencontre avec la jeunesse au palais de la Marina ce lundi 28 juillet, le président Patrice Talon a été clair : « je serai actif pour le choix de mon remplaçant en 2026 ».

Résistant n°1 au régime, Candide Azannaï ne veut pas l’entendre de cette oreille. Or, il a d’ores et déjà clamé qu’il n’est point besoin de chercher à combattre et à faire partir l’actuel régime à travers les urnes. Il est aussi contre la violence pour aboutir à une alternance au sommet de l’Etat.

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L’investigateur

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