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Sénégal : 16 candidats déchirent l'invitation de Macky Sall qui les invite au dialogue national

L’investigateur 23/02/2024 à 14:47

16 candidats réunis au sein du Front des candidats à l’élection présidentielle du 25 février (FC25), disent ouvertement non au dialogue de lundi 27 février prochain. Initié par le président Macky Sall, ce dialogue constitue une étape cruciale pour le dénouement de la crise qui secoue le Sénégal depuis le report de la présidentielle.

Mais, le Front des candidats à l’élection présidentielle du 25 février (Fc25), ne compte pas aller à la table de négociation comme le souhaite le président Macky Sall.

Ils se sont tous exprimés presque. C’est le cas d’Aliou Mamdou Dia, candidat du Pur, à la conférence presse du front. « La concertation à laquelle il (NDLR Macky Sall) fait appel, nous n’y participerons pas, nous n’y enverrons personne et on ne sera pas à la table de concertation », a indiqué.

Il dit vouloir que Macky Sall matérialise la décision du conseil constitutionnel. « Dans son considérant 14, le conseil a été clair. Le président doit organiser des élections à la fin de son mandat », précise-t-il.

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« Nous savons que vous nous regardez avec beaucoup de compassion et vous ne reconnaissez plus le Sénégal. Aujourd’hui, le Sénégal est en train, avec le Président Macky Sall, de tuer ses propres institutions. Le Conseil constitutionnel a remis en cause le report unilatéral en cassant le décret. Il a remis en cause le projet de loi qui voulait reporter les élections et qui était assimilé à une prolongation de mandat. On a demandé au Président de fixer la date dans les meilleurs délais (les meilleurs délais ne sont plus à jour, parce que depuis le 15 on ne parle plus de meilleur délais, on ne parle plus de plus brefs délais, on est dans l’extrême urgence aujourd’hui)« , a regretté Boubacar Camara au cours de la sortie du front.

« A cette étape du processus électoral que le Président Macky Sall a lui-même illégalement interrompu à 10 heures de l’ouverture de la campagne électorale, tout ce que nous lui demandons publiquement, à l’instar de l’écrasante majorité de nos concitoyens qui vivent en ce moment un stress palpable, c’est qu’il se conforme à la décision du Conseil constitutionnel en organisant l’élection présidentielle avant son départ », explique Aminata Touré.
Dans l’ensemble, ils ont tous rejeté la tenue du dialogue national et ne comptent pas y prendre part. Dans sa dernière sortie, Macky Sall a laissé entendre que la prochaine date de l’élection se décidera au cours du dialogue national. Et, par la même occasion, il a déclaré que sa mission à la tête du Sénégal prendra fin le 2 Avril prochain.



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