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Révision de la constitution : le député Séïbou réagit à la conférence de presse du Président Talon

L’investigateur 10/02/2024 à 23:03

Initiateur du projet de loi portant révision de la constitution, le président du groupe parlementaire « Bloc républicain », le député Assan Séïbou vient de réagir. Ceci après la conférence de presse, donnée par le président de la République, Patrice Talon qui face aux journaliste jeudi dernier, a abordé le sujet.

Décidé d’aller au bout de son initiative, une proposition de loi portant révision de la constitution, le président du groupe parlementaire « Bloc républicain », ne pense pas abdiquer.
« J’ai ne l’ai déposé (NDLR proposition de loi portant révision de la constitution) ni au nom de mon parti ni au nom de mon groupe parlementaire ; je l’ai déposé en mon nom propre. C’est une prérogative constitutionnelle reconnue à un député. Peut-être que ce faisant, j’amène le peuple à comprendre ce qu’un député est capable de faire. Un seul député peut mettre cette nation-là en débat. Maintenant, le président affirme qu’il n’est pas demandeur. Je l’ai dit à la télévision, sur les radios. Je suis allé le voir, il dit : ‘’moi je ne suis pas demandeur’’. D’ailleurs, deux ou trois jours, quand il nous a reçu par groupe parlementaire, il nous a dit ‘’je ne suis pas demandeur. Je ne veux pas’’. Ce qu’il a dit au cours de sa conférence de presse, c’est ça qu’il nous a dit. Mais, ça n’empêche pas que, si un député remarque qu’il y a un problème, qu’il aille lui dire tu ne veux pas, mais moi je crois que si nous laissons cette affaire comme ça, voici les problèmes que ça va créer. Ma proposition demande de reporter les élections législatives pour les organiser après la présidentielle. », a déclaré le député au micro de Fraternité FM.

Pourquoi une loi portant révision de la constitution ?

Pour rappel, la Cour constitutionnelle avait rendu une décision le 04 janvier 2024, à la suite d’un recours d’un citoyen, et a ordonné au parlement de ‘’modifier le Code électoral pour, d’une part, rétablir l’égalité du pouvoir de parrainer à l’égard de tous les maires et, d’autre part, rendre conformes à l’article 49 de la Constitution, les dispositions de l’article 142, alinéa 6 de la loi n°2019-43 du 15 novembre 2019 portant code électoral’’.
Ceci pour corriger ‘’une atteinte au principe d’égalité dans la situation juridique des maires dans le cadre du parrainage des candidats à l’élection présidentielle à l’occasion des élections générales de 2026’’. Si c’est fait, ça permettrait aux maires actuellement en fonction de parrainer les candidats à la présidentielle de 2026. Et, c’est après qu’une proposition de révision constitutionnelle a été déposée à l’Assemblée nationale par Assan Séibou, un député du Bloc Républicain qui soutient que la modification du Code électoral peut nécessiter une révision de constitution pour de manière approfondie, nettoyer les goulots d’étranglement que contient le code électoral et par ricochet, la loi fondamentale.




 
 

 
 
 

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