RDC : l'ex-président du parlement Vital Kamerhe remplacé, après sa démission forcée

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On connaît désormais le remplaçant de Vital Kamerhe, l’ancien président de l’Assemblée nationale démissionnaire de la République Démocratique du Congo (RDC). Aimé Boji Sangara, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a été élu tard dans la soirée du jeudi 13 novembre 2025, à l’issue d’un vote plébiscite.

Candidat unique, Aimé Césaire Boji Sangara, 57 ans, a été plébiscité par 413 députés sur 423 votants. Un score sans appel qui témoigne du soutien des parlementaires à cet ancien ministre et député, considéré comme le disciple de Vital Kamerhe, son prédécesseur.

Ce dernier avait, en effet, démissionné le lundi 22 septembre passé. En cause, une procédure de destitution lancée à son encontre par un député du parti présidentiel. Officiellement, les députés congolais lui reprochaient une gestion opaque des finances de l’Assemblée, des votes précipités et la suppression de certains avantages.

Vital Kamerhe est également accusé de ne pas avoir clairement affirmé son soutien au président Tshisekedi, fragilisé par l’intensification du conflit dans l’est du pays. Sous pression, il a dû « remis sa démission à la conférence des présidents » des groupes parlementaires. Ceci, quelques heures avant l’ouverture d’une session plénière qui devrait être consacrée à sa destitution.

Ce n’est pas pour la première fois que Vital Kamerhe démissionne de la tête de l’Assemblée nationale. Déjà président du parlement entre 2006 et 2009 sous l’ex-président Joseph Kabila, il avait démissionné à la suite d’un différend avec la majorité. Il avait ensuite fondé son parti d’opposition, l’Union pour la nation congolaise, avant de devenir un allié de M. Tshisekedi.

En 2020, alors directeur de cabinet du président, M. Kamerhe avait été accusé de détournement de fonds et condamné à vingt ans de prison. Libéré un an plus tard, il avait finalement été acquitté en 2022. En 2023, il est devenu ministre de l’économie, avant d’être élu président de l’Assemblée l’année suivante.

Son départ à la tête de l’institution intervient à moins de deux ans de la fin du deuxième et dernier mandat constitutionnel du président Félix Tshisekedi. Au pouvoir depuis 2019, ce dernier a évoqué, fin 2024, l’idée d’une réforme constitutionnelle, condamnée par l’opposition comme étant une manœuvre pour s’ouvrir la voie à un troisième mandat.

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Tossou Ignace

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