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La recomposition du paysage politique béninois se poursuit au sein de la mouvance présidentielle. Après la fusion officielle entre le parti Renaissance Nationale (RN), et l’Union Progressiste le Renouveau (UP Le Renouveau), le parti Moele-Bénin, peut-il échapper à cette dynamique des grands ensembles prônée par leader de la mouvance, le président Patrice Talon ? La question taraude les esprits de toute façon.
Déjà recalé aux élections municipales du 17 mai 2020 par la Commission électorale nationale autonome (CENA), puis à nouveau écarté des élections communales de 2026, le parti dirigé par le ministre conseiller aux infrastructures, à la gouvernance locale et au cadre de vie, Jacques Ayadji, semble-t-il, paie le prix du nouveau Code électoral, dont les exigences complexifient l’existence aux formations politiques. Malgré la volonté de son leader, l’ancien syndicaliste Jacques Ayadji, qui œuvre pour le maintien de son autonomie dans le landerneau politique béninois, les contraintes institutionnelles et les réalités de terrain pourraient pousser Moele-Bénin à reconsidérer sa position.
En effet, le Code électoral en vigueur impose désormais à tout parti politique, l’obligation d’obtenir au moins 20 % des suffrages valablement exprimés dans les 24 circonscriptions législatives pour espérer une représentation à l’Assemblée nationale, une barrière difficilement atteignable. Depuis le Renouveau démocratique, aucun parti n’a réussi seul un tel exploit. Dès lors, il n’est pas exagéré de conclure que les alliances et les fusions demeurent le salut pour les formations politiques naissantes comme Moele-Bénin.
Les deux grands partis de la mouvance présidentielle, l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et le Bloc Républicain (BR), ont d’ailleurs ouvert la voie. Tous deux ont déjà signé des accords de gouvernance avec des partis tels que la FCBE et Moele-Bénin. Une première étape salvatrice mais la marche paraît trop haute pour le parti de Jacques Ayadji qui pour son bien, peut aller au-delà, pourquoi pas vers une fusion.
Quand le patron opte pour les grands ensembles
Connaissant la vision du président Patrice Talon, qui prône la rationalisation et la consolidation du système partisan, il ne serait donc pas surprenant de voir Moele-Bénin franchir le pas d’une intégration plus formelle à l’un de ces deux grands ensembles politiques. Le chef de l’État ne cesse de répéter son attachement aux grands regroupements et sa méfiance à l’égard de la dispersion des forces politiques.
Lors d’une récente interview, le 4 novembre dernier, le président Talon avait d’ailleurs averti le principal parti d’opposition, « Les Démocrates », sur les risques d’une aventure solitaire. « Ils ont choisi de marcher sur le fil du rasoir. Ils ont assumé la ligne dure. Mais ce n’est pas à Talon de porter la responsabilité de leur absence », déclarait-il sur la Télévision nationale, regrettant le refus de tout accord, même d’intention, avec d’autres formations.
Dans ce contexte, la fusion entre Moele-Bénin (qui soutient pleinement la candidature du duo de la majorité présidentielle Wadagni-Talata pour la présidentielle du 12 avril 2026), et une formation de la mouvance, que ce soit le Bloc Républicain ou l’Union Progressiste le Renouveau, n’apparaît plus comme une hypothèse lointaine, mais une probabilité politique. À l’image de Renaissance Nationale, Moele-Bénin pourrait à son tour s’inscrire dans cette logique de rassemblement voulu par le pouvoir, au nom de la stabilité et de l’efficacité politique.
Dans un milieu politique béninois désormais dominé par la logique des blocs, qui d’ailleurs ont phagocyté les partis naissants de par leurs actions sur le terrain, la « fusion » est bien recommandée. Et pour Moele-Bénin, l’heure des grands choix, sauf cas extraordinaire, est plus proche que jamais.
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