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Les États-Unis ont officiellement acté, le jeudi 22 janvier 2026, leur retrait de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), au terme d’un préavis d’un an. Décidée dès janvier 2025 par le président Donald Trump, cette sortie s’accompagne d’un refus de paiement de 260 millions de dollars de cotisations impayées.
Le divorce entre Washington et l’OMS est désormais consommé. Engagée dès le premier jour du second mandat de Donald Trump par décret exécutif, la procédure de retrait est arrivée à échéance après le délai légal de préavis d’un an. Depuis la prise de cette décision américaine, l’administration Trump refuse d’honorer les cotisations dues pour les exercices 2024 et 2025, estimées à 260 millions de dollars.
Pour justifier cette position, le département d’État met en cause les performances passées de l’OMS, notamment lors des grandes crises sanitaires. Washington estime que les défaillances de l’agence en matière de prévention et de partage de l’information ont coûté des milliers de milliards de dollars à l’économie américaine. En conséquence, le président a ordonné le gel de tout transfert financier, logistique ou technique vers l’organisation, affirmant que les États-Unis ont « déjà payé bien au-delà de leurs obligations ».
Ce retrait représente un choc budgétaire considérable pour l’OMS. Les États-Unis assuraient jusqu’alors près de 18 % du budget total de l’institution. Cette perte contraint l’agence à une cure d’austérité marquée par une réduction de moitié de son équipe dirigeante et un plan de licenciement touchant environ un quart de son personnel mondial d’ici la mi-2026. Plusieurs programmes de terrain, notamment en matière de surveillance et de riposte sanitaire, sont directement menacés.
Les inquiétudes sont vives au sein de la communauté internationale. Des acteurs de la santé mondiale, à l’instar de Bloomberg Philanthropies, alertent sur l’affaiblissement des mécanismes de coopération indispensables à la prévention des pandémies. Si l’OMS assure avoir maintenu un échange d’informations avec les autorités américaines durant l’année de transition, l’avenir de cette collaboration reste incertain.
Sur le plan juridique, la décision américaine soulève également des interrogations. Des experts en droit international rappellent que la législation américaine subordonne normalement le retrait d’une agence onusienne au règlement préalable des dettes. En quittant l’OMS sans s’acquitter de ses arriérés, l’administration Trump pourrait se placer en situation d’irrégularité, même si aucune sanction politique immédiate ne semble se profiler.
Ce départ s’inscrit dans une stratégie plus large de désengagement des États-Unis des institutions multilatérales. Début janvier, la Maison-Blanche a annoncé le retrait du pays de plusieurs dizaines d’agences et d’organisations internationales, dénonçant des structures jugées contraires aux intérêts nationaux. Cette orientation concerne notamment le Conseil des droits de l’homme, l’UNESCO, l’UNRWA, ainsi que l’Accord de Paris sur le climat.
Alors que le Conseil d’administration de l’OMS doit se pencher en février sur les modalités définitives de ce retrait, de nombreuses voix redoutent un affaiblissement durable de la gouvernance sanitaire mondiale. Privée du soutien financier et technique de sa première puissance contributrice historique, l’agence devra compter sur une solidarité internationale renforcée pour maintenir ses missions essentielles face aux menaces sanitaires globales.
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