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Chronique
Attristé par le décès de l’ancien Président Mahammadu Buhari du Nigeria, l’ancien Ambassadeur du Bénin, Moïse Kérékou a non seulement présenté ses condoléances à sa famille et au peuple frère du Nigeria, mais il en a profité pour mener une réflexion sur l’exercice du pouvoir et la vie des personnalité après le Palais.
Issu du sérail du pouvoir et pour avoir côtoyé le pouvoir, il en connaît bien évidemment les contours. Qu’à cela ne tienne ! Profitant du décès de l’ancien Mahammadu Buhari du Nigeria, Moïse Kérékou, ancien Ambassadeur, s’est fendu d’une réflexion philosophique et spirituelle dans l’optique d’étaler à la face du monde, les non-dits des réalités liées à l’exercice du pouvoir, réflexion intitulée « Le Pouvoir authentique ». Nous partageons avec vous, la deuxième partie de son opinion qui édifie plus sur ce que devrait être l’art de gouverner.
C’est ainsi qu’en politique, dans la poursuite ou l’exercice du pouvoir externe, à ne pas confondre avec le pouvoir authentique, une certaine catégorie d’acteurs pensent que les actes, à l’instar des pensées, sont aussi exemptes de taxes. Par cela, ils entendent par-là, que le champ politique est un « No Man’s Land », donc une sorte de zone franche où tous les abus d’autorité et les coups bas sont permis. Autrement dit, c’est la nature même de la politique qui le permet et admet l’usage de la force brute, de toute sorte d’armes, y compris des « armes non conventionnelles », et pourquoi pas les « armes de destruction massive ».
On hésite même pas dans certaines sociétés africaines comme chez nous au Bénin, à faire appel à l’occultisme et au fétichisme pour éliminer ou comme les hommes le disent élégamment « mettre hors d’état de nuire », c’est-à-dire réduire à néant un adversaire politique ou un potentiel rival politique devenu du coup gênant ; ce qui n’est pas sans rendre heureux les charlatans et marabouts à la veille des élections. Les expressions telles que « nous sommes en politique », « le pouvoir s’exerce », ou encore « le pouvoir ne se donne pas, il s’arrache », sont autant d’enseignes à bon marché utilisées pour voiler la bagarre impitoyable presque sauvage que se mènent des acteurs politiques pourtant responsables à première vue.
La plus connue de toutes ces expressions est « c’est la fin qui justifie les moyens ». Elle témoigne de la sagacité de l’intellect et du fait que le politicien est prêt à tout pour dominer et maintenir son influence politique. Et certains s’adonnent à cœur joie. Mais seuls les faibles agissent ainsi ; les forts d’esprit agissent autrement. Ici, c’est principalement et visiblement la peur, le doute et la méfiance, et non l’amour, la compassion et la confiance - propres au pouvoir authentique - qui dictent les actes, tel un spectre menaçant.
S’il n’existait pas quelque part au plus profond de soi-même, une voix qui chuchote et averti, une voix qui interpelle la conscience et la moral, et qui ne laisse les auteurs sans repos et sans répit, alors le monde politique serait devenu un champ délétère où régnerait la loi de la jungle.
Mais qu’il soit dit et compris aussi ici, il n’existe aucun compartiment de la société ou de la vie, aucune cellule de l’homme ou les lois universelles encore appelées lois de la nature pour ceux qui préfèrent ainsi, n’exercent leurs effets ; y compris en politique. Car, l’unité d’observation de ces lois est l’individu, l’âme humaine en question, indépendamment de sa position géographique ou sociale. Fut-il souverain ou gueux, les effets des lois l’atteignent tôt ou tard, avec une précision déconcertante pour l’ignorant, le profane ou celui qui refuse d’en tenir compte.
Que nous enseigne cette perspective ! À quoi doit s’attendre ceux qui excellent dans l’idée de faire du mal sous prétexte que c’est permissible en politique ! À récolter du mal, dans la même mesure et dans les plus fines nuances qu’ils l’ont infligé à leur prochain. Eussent-ils les ailes de l’aurore, il n’y a nulle part sur terre, dans le deçà, encore moins dans l’au-delà - pour ceux qui y croient -, où les lois divines incorruptibles ne les atteindront ; c’est en cela que réside leur perfection.
Celui qui est la base, ou à l’origine d’une expérience pour autrui, ne peut pas échapper aux conséquences. Il devra vivre tôt ou tard la même expérience, dans la même proportion ou même dans une plus grande intensité que celle infligée à son prochain. Les expressions « l’homme récolte ce qu’il a semé », « qui tue par l’épée, meurt par l’épée » et « tout se paye ici-bas » semblent s’inspirer de cette grande loi aussi appelée loi de la rétribution ou loi de cause à effet. D’autres diront loi du karma, c’est la même chose.
Et le fait d’être vêtu du manteau d’homme politique ou gouvernant, ou encore le fait d’avoir pour champs d’action, le terrain politique, ne suspend par le cours et les effets de ces lois d’airain. L’immunité n’est pas un langage connu des lois spirituelles. À suivre (3/3 - L’art de gouverner).
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