La France appelle ses ressortissants à quitter le Mali

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Après les Etats-Unis, l’Allemagne et l’Australie, la France a recommandé ce vendredi à ses ressortissants de quitter temporairement le Mali. Dans son communiqué, l’Hexagone évoque un contexte sécuritaire de plus en plus préoccupant dans le pays sahélien.

Dans un communiqué publié vendredi, le ministère français des Affaires étrangères a exhorté les Français présents au Mali à « envisager un départ temporaire » du pays. Paris justifie cette recommandation par « les risques actuels liés à la sécurité », sans évoquer d’incident particulier, mais en soulignant la fragilité persistante de la situation dans plusieurs régions maliennes.

Le ministère invite les ressortissants à la plus grande vigilance, à éviter les déplacements non indispensables et à s’inscrire sur la plateforme Ariane afin de recevoir des alertes en temps réel. « Cette mesure vise avant tout à protéger les citoyens français », indique le communiqué, précisant que la France suit de près l’évolution du contexte sécuritaire et publiera de nouvelles recommandations si nécessaire.

Cette annonce intervient alors que les ambassades des États-Unis, d’Allemagne et d’Australie à Bamako ont également demandé à leurs ressortissants de quitter le Mali sans délai, de préférence par avion commercial. Les missions diplomatiques déconseillent tout déplacement terrestre vers les pays voisins, les routes nationales étant devenues particulièrement dangereuses en raison du risque d’embuscades et d’attaques terroristes.

Pour ceux qui choisiraient de rester, les autorités étrangères recommandent l’élaboration de plans d’urgence incluant la possibilité d’un confinement prolongé.

La situation sécuritaire au Mali s’est considérablement détériorée ces dernières semaines. Depuis plus d’un mois, des combattants affiliés au groupe « Jamāʿat nuṣrat al-islām wal-muslimīn » (JNIM), dirigé par Iyad Ag Ghaly, ont imposé un blocus sur les axes d’approvisionnement en carburant en provenance du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Plusieurs camions-citernes transportant du carburant ont été pris pour cible, aggravant la pénurie et accentuant la pression sur les autorités maliennes. A cela, s’ajoute la recrudescence des attaques terroristes.

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L’investigateur

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