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Guinée : des médecins violent et tuent une patiente, Doumbouya réagit à l’affaire

L’investigateur 24/11/2021 à 12:09

Une jeune femme décède dès suite d’une série de viol, ce samedi 20 novembre 2021. Cette situation peu ordinaire s’est produite dans une clinique dans la commune de Matato à Conakry.

Agée de 25 ans, M’mah Sylla s’était rendue dans la clinique pour des douleurs abdominales. Mais en lieu et place des soins qu’elle doit recevoir pour son mal, l’un des médecins lui aurait faire ingurgiter une boisson pour l’endormir. Ce n’est que plus tard à son réveil que la jeune femme s’est rendu compte qu’elle a été victime d’une agression sexuelle. Interrogé, le médecin qui l’a prise en charge a nié les faits.

La situation va prendre une autre tournure quand la jeune femme se rendra compte qu’elle est tombée enceinte. De retour dans le même centre de santé le même médecin traitant qui avait nié les faits, lui propose de garder la grossesse sous prétexte qu’il allait en prendre soin. Mais M’mah Sylla a décidé d’avorter. Orientée vers un autre médecin pour l’IVG, elle se fera une fois encore violée par ce dernier qui l’informe qu’elle n’est pas enceinte mais qu’elle a un kyste. Elle sera donc soumise dès ce jour à plus de 5 opérations dans le but de traiter son kyste sans succès. Il s’en suit des complications et la victime a été évacuée en Tunisie, pour des soins intensifs par l’ONG « Mon enfant ma vie » qui l’a prise en charge.

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Malheureusement elle va y laisser la vie après une 7ème opération le samedi dernier. C’est du moins ce qu’a affirmé l’ONG : « Nous avons le regret d’annoncer que notre combattante M’mah Sylla, la jeune fille qui a été victime de viol par des médecins et ensuite opérée par ces derniers pour la faire avorter, est décédée ce soir à Tunis après une 7e opération qu’elle a subie cette semaine »., rapporte Afrikmag.

Par ailleurs, la presse locale informe que l’ONG et le père de la victime ont porté plainte à la gendarmerie et des médecins qui ont pris part aux différentes opérations ont été mis aux arrêts. De son côté, le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouy a présenté ses sincères condoléances à la famille éplorée et rassure de « prendre toutes les mesures urgentes afin d’accélérer l’enquête en cours pour que les coupables répondent de leur forfaiture ».

Pour rappel, les supposés médecins auteurs de viol n’ont en réalité aucune formation en chirurgie et en gynécologie.

Maurelle Hessou



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