Guinée : Doumbouya impose de nouvelles règles aux partis politiques menacés de disparition

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Les partis politiques guinéens qui ne sont pas en conformité avec la nouvelle législation en vigueur depuis l’adoption et la promulgation de la nouvelle constitution de septembre 2025, sont visés par des sanctions. À travers une mise en demeure formelle, les autorités les invitent à se mettre en règle au plus tard le 25 mai 2026, pour ne pas perdre leur statut juridique.

Nouvelle traque lancée contre les partis politiques en Guinée. À travers une sortie publique, le Premier ministre Amadou Oury Bah a annoncé que des partis politiques n’étant pas en règle vis-à-vis de la nouvelle constitution pourraient écoper de lourdes sanctions dans les jours à venir.

Selon lui, plusieurs formations politiques se retrouvent dans une situation illégale. Entre autres, le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) d’Alpha Condé et l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo.

Le Premier ministre accuse ces deux partis, d’agir hors du cadre légal tracé par la nouvelle constitution. « La légalité s’imposera », a-t-il affirmé.

En effet, des règles établies désormais en Guinée, obligent les partis politiques à actualiser leurs statuts et règlements intérieurs ; organiser des congrès extraordinaires de mise en conformité à tous les niveaux ; et produire des justificatifs de siège dans toutes les préfectures du pays. Tout parti ne remplissant pas ces obligations prévues par la loi, perdra son statut juridique au plus tard le 25 mai.

Pour l’opposition, il s’agit des lois taillées sur mesure pour faire disparaître les partis politiques qui ont un encrage national. Ces nouvelles mesures, qui interviennent à moins d’un mois des élections législatives et locales, constituent des manœuvres du pouvoir pour dissoudre des partis qui jouissent d’une popularité selon Rafiou Sow du Parti du Renouveau et du progrès (PRP).
La Guinée est dirigée depuis 2021 par le général Mamadi Doumbouya, venu au pouvoir à la suite d’un coup d’État, qui a renversé le président démocratiquement élu, Alpha Condé. Avant son investiture en tant que président de la République le 17 janvier 2026, le Général Mamdi Doumbouya a dirigé le pays en multipliant les répressions à l’endroit des partis politiques dont les activités politiques pour la plupart, ont été suspendues.

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Tossou Ignace

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