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Guinée : Doumbouya donne 72 heures à Alpha Condé pour son retour de la Turquie

L’investigateur 11/09/2022 à 21:59

Le Président de la transition guinéenne, Mamadi Doumbouya aurait exigé le retour immédiat d’Alpha Condé, parti de la Guinée pour la Turquie le 21 mai dernier pour des raisons médicales.

Un bras de fer est susceptible d’être engagé entre le président de la transition guinéenne, Mamadi Doumbouya et le groupe turc Albayrak, « proche du chef de l’État Recep Tayyip Erdogan », afin qu’il facilite le départ d’Istanbul d’Alpha Condé, alors que le 07 septembre dernier un groupe de militaires avait fait une irruption inopinée dans les installations d’Alport filiale d’Albayrack, détenteur d’une concession au Port Autonome de Conakry.
Certes la principale raison de cette descente nocturne des militaires serait liée au motif que Conakry souhaite faire pression sur la Turquie pour le retour de Condé. Mais les autorités de la transition ont entretenu tout un mystère autour de cette affaire. Alport Conakry avait momentanément arrêté ses activités. Selon JA, Albayrack avait participé aux préparatifs de l’évacuation de l’ancien président à Istanbul et avait mis à disposition l’avion qui l’a transporté, mais aussi la villa dans laquelle il réside.
« Le président de la transition, Mamadi Doumbouya, donne aux dirigeants d’Albayrack, 72 heures pour organiser le retour en Guinée d’Alpha Condé. Sous peine de devoir cesser leurs activités », rapporte la même source qui précise qu’Alpha Condé est parti sans son passeport à Istanbul.

| Lire aussi : Condé : ce lieutenant revendique son arrestation et dit l’avoir fait grâce à ses pouvoirs mystiques

« Un retour contre son gré est donc impossible sans l’accord du président turc », note le magazine qui n’écarte pas l’option que les Turcs puissent donner des garanties à Mamadi Doumbouya et dissiper ses craintes. Puisque des négociations seraient en cours dans ce sens.
Hospitalisé depuis le 3 septembre 2022 à Istanbul, Alpha Condé suit des soins. Pas plus tard que le 06 septembre, Amara Camara, porte-parole de la Présidence admettait que l’ancien chef d’Etat se trouvait en Turquie pour des raisons de santé.
« En tant qu’ancien Chef de l’Etat, il a besoin de soins dû à son rang et à sa personne.
Des dispositions sont en train d’être prises tous les jours au niveau du Gouvernement pour qu’il bénéficie des meilleurs soins et dans les meilleures conditions.

Il est malade, il est en train de se faire soigner. Et, toutes les dispositions sont prises en étroite collaboration avec les autorités turques. Tout se passe bien », disait-il.
Mais ce retour exigé du Président déchu à Conakry sonne comme un revirement de la part de la junte, au pouvoir.




 
 

 
 
 

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