Guinée-Bissau : le général Horta N'Tam forme un gouvernement de transition (liste)

Inter

Le président de transition de la Guinée-Bissau, le général Horta N’Tam, a dévoilé ce samedi, la composition de son premier gouvernement, quelques jours après le coup d’État qui a interrompu le processus électoral et renversé le président Umaro Sissoco Embaló.

La Guinée-Bissau a un nouveau gouvernement. Selon un décret publié ce samedi 29 novembre, l’exécutif transitoire compte 23 ministres et 5 secrétaires d’État, désormais investis de leurs fonctions. À sa tête, le Premier ministre Ilídio Vieira Té, ancien ministre des Finances et directeur de campagne de la coalition ayant soutenu Umaro Sissoco Embaló.

La nouvelle équipe est composée de profils civils et militaires. Le général Mamasaliu Embaló hérite de l’Intérieur et de l’Ordre public, tandis que le général Stive Lassana Manssaly prend la Défense nationale. Carlos Pinto Pereira, membre du précédent gouvernement Camará, devient ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. D’autres ministères clés sont attribués à Usna António Quadé (Présidence du Conseil des Ministres), Carlos Nelson Sanó (Administration territoriale), Mamadú Mudjetaba Djaló (Économie), ou encore Florentino Mendes Pereira (Transports et Économie numérique).

Le gouvernement couvre l’ensemble des secteurs prioritaires : Travaux publics, Ressources naturelles, Énergie, Agriculture, Pêche, Éducation, Santé, Environnement, Travail, Jeunesse ou encore Communication sociale. Les cinq secrétariats d’État, dont ceux du Trésor, du Budget, de la Coopération internationale et de l’Ordre public, complètent le dispositif administratif mis en place par la junte.

L’annonce de ce gouvernement intervient quelques jours après le coup d’Etat du mercredi 26 novembre 2025 qui a renversé le régime du président Umaro Sissoco Embaló. Les militaires qui ont pris le pouvoir avait annoncé la suspension du processus électoral et la mise en place d’une transition militaire d’une durée d’un an, dirigée par le général Horta N’Tam. La Cédéao a, pour sa part, suspendu la Guinée-Bissau de ses organes de décision et exigé la libération des responsables politiques arrêtés. L’organisation sous-régionale a également appelé à la proclamation des résultats de la présidentielle du 23 novembre.

De son côté, l’ancien président Umaro Sissoco Embaló, après son exfiltration vers Dakar, a finalement trouvé refuge à Brazzaville.

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Casimir VODJO

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