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Guinée-Bissau : le chef de la garde nationale arrêté après les échanges de tirs de ce matin

L’investigateur 1er/12/2023 à 14:55

Des tirs ont été entendus, ce 1er décembre en Guinée-Bissau. Pendant que deux unités de l’armée s’affrontaient, c’était la crainte mais les dernières nouvelles sont plutôt rassurantes. Car, l’état-major bissau-guinéen a dit, détenir le chef de l’unité des forces de sécurité, désormais aux arrêts.

La situation est « totalement sous contrôle », selon l’armée bissau-guinéenne, après l’arrestation du chef de la garde nationale. L’unité que dirigeait ce dernier, affrontait depuis cette nuit, les forces spéciales alors qu’elle est retranchée dans une caserne. Ces échanges de tirs faisaient suite à ce qui s’apparente à une tentative d’évasion de deux hautes personnalités de l’État soupçonnées de corruption.

Le colonel Victor Tchongo, commandant à la tête de l’opération s’est finalement rendu. Il commandait donc les éléments de la garde nationale qui ont exfiltré de leur cellule le 30 novembre 2023 le ministre de l’Économie Souleiman Seidi et le secrétaire d’État au Trésor public Antonio Monteiro. Les hommes armés s’étaient ensuite retranchés dans une caserne située dans le quartier Santa Luzia.

Pour éviter un bain de sang, a-t-il dit, le colonel Tchongo a décidé de se rendre. Ce matin encore des coups de feu se faisaient entendre suite aux échanges de tirs entre l’unité qu’il dirige et les forces spéciales, jusqu’à ce qu’il décide de se rendre pour éviter un bain de sang, a-t-il expliqué.

Lire aussi : [Côte d’Ivoire  : Alassane Ouattara limoge le secrétaire général de la Présidence)>https://www.linvestigateur.info/?Cote-d-Ivoire-Alassane-Ouattara-limoge-le-secretaire-general-de-la-Presidence&var_mode=calcul]

Pendant ce temps, des militaires sont en fuite et d’autres éléments ont aussi été arrêtés. Le ministre Seidi et le secrétaire d’État Monteiro ont tous les deux été récupérés sains et saufs. Ils ont été remis dans leur cellule. Pour l’heure, il n’y a pas de bilan en termes de morts ou de blessés. L’armée sillonne les rues, et les accès à la présidence ont été fermés.

La cause de ces affrontements entre forces de l’ordre, la convocation de deux membres du gouvernement, placés en garde à vue. Ils étaient interrogés sur le retrait suspect de 10 millions de dollars des caisses de l’État.
Devant l’Assemblée nationale lundi dernier, le ministre était questionné par les députés sur ce retrait effectué sans l’aval du gouvernement. Dans sa réponde, il dit avoir fait le retrait pour soutenir le secteur privé.

Pour rappel, pendant les échanges de tirs entre forces armées, le président Umaro Sissoco Embalo, est en déplacement à Dubaï pour la COP 28.



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