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Dogbo : le vodounon qui a alerté la police dans l’affaire vente d’un gamin à 25 millions FCFA relate les faits

L’investigateur 7/07/2024 à 12:19

Léopold Sossou alias Hounnonkpablidjagbo "Le Lion de la Cité", basé à Zaphi dans la commune de Dogbo dans le département du Couffo est revenu dans les moindres détails sur l’affaire dite "vente d’un gamin" à 25 millions FCFA pour des rituels.Il faut rappeler que ce dossier a occasionné l’arrestation des présumés vendeurs par les éléments de la police républicaine la semaine écoulée à Lokossa.

D’entrée, Hounnonkpablidjagbo a livré la raison qui l’a motivé à faire son entrée dans le cercle restreint des vodounon et plus précisément dans le département du Couffo. Parfois, certains hommes font foi aux dieux parce qu’ils recherchent le salut et d’autres pour protéger leur progéniture. C’est la seconde raison qui a conduit Hounnonkpablidjagbo dont vous suivrez ici, le récit, à devenir vodounon.
"Je suis devenu vodounon après le décès de l’un de mes enfants, a-t-il dit. Avant de clarifier qu’il "est inadmissible de faire croire aux gens qu’on tue des êtres humains au vodoun. Celui qui a perdu une fois un enfant connait la douleur qu’on ressent dans cette épreuve". Mise à part cette clarification, son témoignage dans l’affaire "vente d’un gamin à 25 millions" va commencer. " J’ai eu la visite de deux hommes tous des connaissances le 1er juillet 2024. Une fois les salutations d’usage faites, je me suis retiré pour m’entretenir avec eux parce que avant leur arrivée, d’autres invités étaient chez moi. A trois, les deux invités m’ont fait savoir qu’ils ont un animal (NDLR un gamin), et pas n’importe lequel à vendre et ont pensé à moi. Une fois le sujet évoqué, j’ai eu la chair de poule. En plus, mes hôtes m’ont rassuré qu’ils peuvent me livrer des organes au cas où je ne serais pas en mesure d’acheter l’enfant tout entier". Davantage, j’ai frissonné en apprenant que des gens sont prêts à vendre un être humain ou l’éliminer pour amputer des organes.

Néanmoins, je me suis dit que l’essentiel est de sauver l’enfant. Au moment de prendre leur numéro, je me suis trompé du fait de la frisson que j’ai ressentie quand ils m’ont annoncé la nouvelle. Convaincu qu’il faut sauver l’enfant, j’ai envoyé des heures après, un frère me les rappeler étant donné qu’ils ne sont pas loin de ma maison pour pouvoir récupérer leur vrai numéro.

Au même moment, j’ai fait diligence pour en informer la police au commissariat. Parallèlement, j’ai continué de négocier toujours avec eux dans l’intention de sauver l’enfant pendant que je prenais langue avec les forces de l’ordre. Entre-temps, j’ai réclamé sans succès, la photo de l’enfant à vendre que je ne connaissais pas encore, comme preuve. Dès lors que j’ai confié le dossier à la police, j’ai voulu me retirer mais le commissariat a souhaité que je collabore jusqu’à la fin avec ses éléments.

Plus tard, d’autres intermédiaires qui maîtrisent l’affaire m’ont été présentés par les mêmes et mieux, l’enfant à vendre, la veille de notre rencontre avec le El hadj (la police), que je leur ai enfin trouvé pour acheter l’enfant. Au nombre de cinq (05), j’ai finalement conclu le marché avec eux à 25 millions FCFA, la veille de leur arrestation. Pour les rassurer, je leur ai donné rendez-vous à Lokossa et c’est là-bas dans une buvette connue d’avance que la police est venue les cueillir.

Pendant qu’on leur préparait le coup, le commissariat de Dogbo est entré en contact avec les éléments de la police républicaine de Lokossa qui finiront par leur mettre le grappin dessus. Pour conclure, je vais inviter la population à être éveillée parce que ces trafiquants d’être humain qui ont eu le culot de faire venir un enfant du Togo pour le vendre au Bénin sont en mesure de faire le chemin inverse. Alors, je demanderais aux parents de bien surveiller leurs enfants".

Dans son récit, il a aussi rappelé que c’est le père de l’enfant qui aurait donné l’ordre de le vendre parce qu’il aurait besoin de sous pour s’occuper des autres frères du gamin. Le père aurait avoué qu’il en a plusieurs selon les propos des présumés vendeurs.




 
 

 
 
 

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