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Au Cameroun, le président sortant Paul Biya a prêté serment ce jeudi 06 novembre 2025 pour un huitième mandat. Ceci quelques jours après sa proclamation comme vainqueur du scrutin présidentiel du 12 octobre dernier par le Conseil constitutionnel.

Le cérémonie de prestation de serment du président Paul Biya s’est déroulée ce jeudi à l’Assemblée nationale. Devant les membres du Conseil constitutionnel et de la Cour suprême, Paul Biya, 92 ans, a, la main droite levée, prononcé l’ultime phrase : « Je le jure ».

En effet, sur la demande du président de l’Assemblée nationale, le Chef de l’État a juré « solennellement devant Dieu et devant les hommes de consacrer toutes ses forces à conserver, à protéger, et défendre la Constitution et les lois de la République du Cameroun, à veiller au bien général de la Nation, à soutenir et à défendre l’unité, l’intégrité et l’indépendance de la Patrie camerounaise », comme le prévoit l’article 140 du Code électoral.

Dans son discours, le président a promis de continuer à œuvrer pour le développement du pays, en renforçant les partenariats internationales. Il a également affirmé que force restera à la loi et que le Cameroun continuera d’avancer, malgré tout.

Cette cérémonie de prestation de serment intervient dans un contexte politique tendu, marqué par la contestation de la réélection de Paul Biya. Son challenger, Issa Tchiroma, arrivé deuxième au scrutin présidentiel avec 35,19% des voix contre 53,66 pour Paul Biya, selon le conseil constitutionnel, dénonce une mascarade.

Ce dernier revendique sa victoire, affirmant avoir obtenu 54,8% des suffrages contre 31,3 pour Paul Biya, selon son propre décompte. À la suite de la proclamation des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel, l’opposant et ancien ministre du régime en place a appelé les camerounais à sortir dans les rues.

Mais les manifestations, annoncées pour être pacifiques, ont été fortement réprimées par la police. Selon le premier bilan de la crise post-électorale, on dénombre « plusieurs dizaines de morts et plusieurs centaines de personnes arrêtées », a déclaré ce jeudi, le ministre camerounais de la Communication, René-Emmanuel Sadi, sans préciser si les auteurs seront poursuivis en justice ou non.

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Tossou Ignace

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