Burkina : l'ex-putschiste et ancien président du Faso Paul-Henri Damiba arrêté au Togo

Inter

Sale temps pour l’ancien président de la transition au Burkina Faso, l’ex-lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, exilé au Togo depuis 2022.

En exil au Togo après avoir été renversé en 2022, l’ex-Lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba, accusé d’être le cerveau de plusieurs tentatives de putsch au Burkina Faso, a été arrêté au Togo.

En début du mois de janvier, il a été à nouveau accusé par les militaires au pouvoir au Burkina Faso d’être le cerveau d’un coup d’Etat avorté.

Selon un de ses proches, M. Damiba a été arrêté la semaine dernière à Lomé et jugé pour "tentative de déstabilisation" au Burkina avant d’être conduit à l’aéroport.

Son arrestation a été confirmée par d’autres sources. Sa destination était inconnue, mais certaines sources évoquent une probable expulsion vers le Burkina Faso.

Mais pour l’instant, les autorités de Lomé et celles du Burkina Faso n’ont daigné communiquer sur le sujet.

Fin 2024, le capitaine Traoré avait dit "espérer" l’extradition de M. Damiba, qui a été radié de l’armée à cette même époque pour "intelligence avec une puissance étrangère ou avec des groupes terroristes" visant à déstabiliser le Burkina.

L’ancien président de transition du Burkina Faso a été à maintes reprise accusé de vouloir « déstabiliser » le Burkina Faso par la junte du capitaine Traoré.

Le 3 janvier, "était prévue une action de déstabilisation du pays (...) par une série d’assassinats ciblés des autorités civiles et militaires en commençant par la neutralisation du camarade capitaine Ibrahim Traoré", avait affirmé quelques jours après cette date le ministre de la Sécurité Mahamadou Sana à la télévision d’Etat.

En avril 2025, le Burkina avait arrêté une dizaine d’officiers et de sous-officiers.

Et en septembre 2024, Paul-Henri Sandaogo Damiba avait été présenté comme le chef du "volet militaire d’un vaste complot", déjoué.

Il faut dire que le Burkina Faso a rétabli récemment la peine de mort, notamment pour les crimes de haute trahison.

M. Damiba avait pris le pouvoir en janvier 2022 dans un putsch contre le président élu de l’époque, Roch Kaboré, avant d’être à son tour renversé neuf mois plus tard par le capitaine Ibrahim Traoré, toujours au pouvoir.

Partager :
   

L’investigateur

Nous suivre

Les plus populaires

 
 






Newsletter

Recevez notre sélection hebdomadaire

Abonnez-vous et recevez chaque semaine, notre sélection d'articles de la semaine.