Afrique

Burkina Faso : double scrutin ce dimanche sous la menace des jihadistes

L’investigateur 22/11/2020 à 14:38

Au Burkina Faso, les élections présidentielles et législatives se déroulent depuis cette matinée en dépit de la menace des jihadistes.

En effet, il s’agit d’un vote particulier en ce sens que certains citoyens des régions où la présence de l’Etat est quasi absente ne pourront pas voter. Les opposants quant à eux se sont entendus pour s’aligner derrière celui qui viendrait en tête dans leur rang pour le second tour de la présidentielle.

Sur les 6,5 millions d’électeurs appelés aux urnes pour ce double scrutin, près d’un cinquième du pays ne pourra pas voter. En l’occurrence dans certaines zones du nord et de l’est, en proie à des attaques jihadistes et à des violences intercommunautaires quasi quotidiennes.

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Dans la capitale Ouagadougou, dans le quartier "Patte d’oie", les premiers bureaux de vote ont ouvert ce matin à 6h05 heure locale, rapporte l’AFP.
Roch Marc Christian Kaboré, élu en 2015 et qui brigue un second mandat, fait face à 12 adversaires, dont Zéphirin Diabré, chef de file de l’opposition, et Eddie Komboïgo, candidat du parti de l’ex-président Blaise Compaoré, dont le régime tombé il y a six ans fait l’objet d’une nostalgie croissante.

Pays sahélien très pauvre, le Burkina vit ses heures les plus sombres depuis l’indépendance de 1960, s’enfonçant depuis cinq ans dans une spirale de violences jihadistes et intercommunautaires.

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« Les attaques des groupes jihadistes – certains affiliés à Al-Qaïda, d’autres à l’organisation État islamique –, parfois entremêlées de violences intercommunautaires, et la répression violente des forces de sécurité ont fait au moins 1 200 morts (majoritairement des civils) et chassé de leurs foyers un million de personnes, qui s’agglutinent dans les grandes villes après avoir fui la violence. Aucune mesure spécifique n’a été prise pour que ces déplacés puissent voter », selon France 24.

"Si le vote devrait avoir lieu sans trop d’accrocs [à Ouagadougou], il sera très certainement perturbé dans certaines zones rurales", a estimé l’International Crisis Group (ICG).




 
 

 
 
 

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