Bénin

Bénin : des juges de la CRIET en colère contre des policiers républicains pour la raison que voici

L’investigateur 22/11/2022 à 23:10

La police est au cœur des débats actuellement à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est, sans nul doute, ses révélations faites par un détenu sur le traitement que font certains agents de police, des dossiers de cybercriminalité.

C’était ce lundi 21 novembre 2022, que des agents de la police républicaine chargés de traquer des présumés criminels et qui n’auraient pas joué leur rôle comme cela se doit, ont été livrés, rapporte libre-express. Il s’agit de l’audience de quatre présumés cybercriminels d’origine nigériane, épinglés et qui étaient à la barre hier. Mais curieusement, l’un des quatre poursuivis pour « escroquerie par le biais d’un système électronique », est d’ores et déjà libéré. Selon les aveux de celui qui a fait sa déposition, un commissaire lui aurait réclamé 1,5 millions FCFA pour le relaxer sans le présenter au procureur spécial près la CRIET. Ce Nigérian qui séjourne désormais en prison confie aux juges avoir eu moins de chance que l’autre. ” Lorsque j’ai dit que je n’avais pas le montant réclamé, on m’a demandé d’appeler quelqu’un. J’ai appelé mon frère qui n’avait pas l’argent. Je n’ai pas pu trouver le montant. Nous [les trois autres] qui n’avions pas trouvé l’argent, nous avons été écoutés par la suite par le commissariat et déposés en prison (par le parquet spécial, NDLR)”, confie-t-il dans un compte-rendu du média béninois en ligne. Pour le présumé vendeur de friperie, a-t-il relaté, il a eu moins de chance.

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Mais ses révélations du présumé cybercriminel a mis le président de céans, le juge Guillaume Lally en colère. Il n’a pas pu se retenir et c’est ainsi qu’il lâche : “Tous les commissaires (de police, NDLR) prennent de l’argent. C’est sûr que ce sont ceux qui ne donnent pas l’argent qu’ils nous envoient’’, a déclaré le juge très fâché.
Ce sujet relance le débat sur une présumée corruption au sein des agents de la police républicaine.



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