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Bénin : accusée d’adultère, elle s'en défend et donne sa version des faits

L’investigateur 20/11/2021 à 21:39

Au centre des attentions depuis quelques temps, après son appel lancé à l’endroit du Président Patrice Talon, Dame Carmen Badet réagit par rapport aux allégations contre sa personne.

Dans une récente interview accordée à Sunvi média, Dame Carmen a dévoilé les véritables raisons de sa lettre ouverte, adressée au Chef de l’Etat, Patrice Talon et par la même occasion, donner sa version des faits sur l’affaire d’adultère dont elle est l’objet.

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A en croire ses propos, elle n’a jamais commis d’adultère. « Ceci n’est qu’un prétexte de mon ex-mari (...) pour me jeter hors de sa maison après qu’il ait nommé sa maîtresse et son beau-frère respectivement secrétaire et protocole dans la maison », justifie-t-elle.

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« Un soir, après avoir quitté l’hôpital, j’avais l’esprit vraiment chargé de pensées. Je me suis donc permise d’aller à la plage pour faire le vide des pensées qui me hantaient. Au moment de rentrer chez moi, je me dirigeais vers mon véhicule quand six grands hommes se sont présentés devant moi en compagnie de mon mari. Aussitôt, ils ont commencé par crier « oooh voleur, oooh voleur », derrière un monsieur que je ne connaissais même pas, ni d’Adam, ni de Ève. Mon mari soutenait devant la foule que le monsieur jouait aux amourettes avec moi, qu’on s’embrassait et que ce dernier tenait des rapports sexuels avec moi sur la plage. Il a fait un tout un bruit à la plage en me traitant d’adultère », a-t-elle confiée.

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Après le scandale à la plage, elle affirme être restée au portail pendant 3h de temps sans avoir accès à la maison ce soir-là.« Je suis restée au portail de 21h jusqu’à 00h. J’ai dû faire appel à un huissier pour faire le constat avant que je ne retourne chez mes parents. Le lendemain, je suis revenue dans l’espoir de rentrer dans la maison de mon mari, mais impossible. Depuis le portail, je voyais mes enfants qui pleuraient du fait qu’ils ne pouvaient pas se rapprocher de moi. Mon mari et les agents de sécurité m’ont brutalisée quand je forçais le passage pour m’interdire l’accès à la maison. Il a fait appel à la police qui m’a embarquée au poste de police. Au commissariat, un monsieur a appelé et a dit qu’il était le procureur. Celui-ci m’annonce que je dois suivre la procédure et que je devrais me présenter au tribunal le dimanche. Aller au tribunal un dimanche, cela me paraissait bien bizarre. Pendant ce temps, j’ai été mise au violon. Je n’ai plus droit de partir et j’ai dû faire appel à mes parents qui se sont précipités pour trouver un avocat afin que je puisse être libérée. C’était maître Ahoumènou Enagnon Michel, à qui je dis merci, car grâce à lui, j’ai été libérée. C’est suite à ces faits que j’ai demandé le divorce pour me libérer de ce joug dans lequel je vis », a-t-elle ajouté.

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Rappelons qu’après le divorce, le mari de Carmen Badet a reçu la garde des enfants. Mais sur décision du juge, la mère pouvait rendre visite à ses enfants par quinzaine les week-ends. Et, avec 2heures de temps à passer auprès d’eux tous les mercredis. Cependant, cette décision du juge n’a jamais été respectée, a martelé Carmen rapportée par Africa zoom

Maurelle Hessou



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