Bénin

Aïvo et Madougou : quid de leur presence sur la liste des 350 prisonniers graciés !

L’investigateur 15/08/2022 à 13:46

Sur une liste de 350 prisonniers graciés, encore en attente d’être publiée, l’opinion espère retrouver les noms du Professeur Joël Aïvo et de l’ancienne ministre Reckya Madougou. Mais, les deux personnalités en prison depuis plus d’un an devront encore attendre pour une autre occasion.

Pour le moment, la providence n’a pas étendu sa clémence sur les prisonniers de luxe de la Cour de repression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Et pour cause, l’ancienne ministre Reckya Madougou et le Professeur Joël Aïvo ne figurant pas dans la liste des 350 prisonniers graciés au cours de la fête du 1er Août dernier. Au motif qu’aucun des autres personnes interpellées lors des violences électorales ne remplit les critères nécessaires pour figurer sur la liste de ceux qui ont été graciés. Pour la plupart, ceux qui ont bénéficié de la grâce présidentielle sont des prisonniers de droit commun, remplissant les critère définis. En effet, pour bénéficier de ce ‘’droit” qui réduit la peine privative de liberté des prisonniers, il faut avoir été jugé ou avoir purgé une partie de sa peine. Toute chose contraire à la situation des prisonniers interpellés dans le cadre des violences électorales. Ils ne sont pas encore jugés, à l’exception des figures de proue dont Joël Aïvo et Reckya Madougou, condamnés respectivement à une réclusion criminelle de 10 et 20 ans.

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Poursuivre les rencontres pour la décrispation

Loin d’une grâce présidentielle, la situation des proches de l’opposition arrêtés dans le cadre des élections est la conséquence d’une crise politique aigüe entre les acteurs. Dès lors, il faudra une solution politique pour permettre aux deux personnalités sans oublier les autres et ceux qui ont fui le Bénin de se tirer d’affaire. Cela induit, qu’il faut encourager les rencontres devenus périodiques presque entre le président de la République Patrice Talon et ses prédécesseurs. D’ailleurs, le jeudi 28 juillet 2022, après la libération conditionnelle d’une trentaine de prévenus par la Criet, l’ancien président, Nicéphore Soglo a fait publier un communiqué depuis Paris, le 29 juillet 2022. C’est-à-dire, le lendemain de leur libération pour saluer les efforts du président Patrice Talon et l’inviter à en faire davantage. En d’autres termes il faudra une parade pour sortir de prison, ceux que l’opposition appelle des « détenus politiques » pour pacifier totalement la situation.




 
 

 
 
 

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