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Affaire « actes de torture » contre Ali Bongo : vexé, l'État gabonais menace

L’investigateur 17/05/2024 à 13:53

Face aux récentes déclarations des avocats de l’ex président gabonais Ali Bongo, renversé par un coup d’Etat en août 2023, déclarations faisant état de ce que le président Bongo et sa famille sont sujets à des actes récurrents de « torture » par le régime militaire en place, la porte parole du gouvernement du Gabon est montée au créneau ce mercredi 15 mai 2024.

Sur la chaîne de télévision nationale « Gabon 1ère », ce mercredi, Laurence Ndong, la ministre gabonaise de la Communication et porte-parole du Gouvernement a rejeté en bloc, les accusations portées contre les nouvelles autorités gabonaises par les avocats d’Ali Bongo. En effet, qualifiant ces déclarations de « sans fondement », et d’une « volonté manifeste de faire pression sur la justice et de nuire à l’image des nouvelles autorités », Laurence Ndong a menacé d’ester en jugement les auteurs de ces allégations. « Le gouvernement de la République se réserve donc le droit d’ester en justice contre les auteurs de ces dénonciations calomnieuses et mensongères portant atteinte à l’image du Gabon« , a-t-elle déclaré.

En rappel, les avocats d’Ali Bongo,
François Zimeray et Catalina de la Sota, dans un communiqué publié mardi, ont fait savoir que leur client et ses deux fils avaient entamé une grève de la faim pour protester contre leur « séquestration » et des « actes de torture » qu’ils auraient subis. Ils ont martelé avoir déposé une plainte à Paris pour « arrestation illégale, séquestration aggravée par des actes de torture et actes de barbarie ».

À noter que cette situation intervient après le coup de force d’août dernier survenu au Gabon au lendemain d’une élection présidentielle contestée où, Ali Bongo, au contrôle des affaires pendant plus de 14 ans, venait d’être proclamé vainqueur pour un troisième mandat de suite.




 
 

 
 
 

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